L'IVRE DE TOUT ET DE RIEN

28 / 07 / 2014

10:23

C’était il y a 100 ans… le mardi 28 juillet 1914

Nancy, le 28 juillet 1914 – mardi

Le 28, ceux qui ont des parents à embrasser ou des affaires à régler dans Nancy sont invités à profiter du « peut-être dernier quartier libre », car sans précision aucune, une atmosphère de tension militaire nous enveloppe. « Ce sera comme pour Arracourt ! » (1) nous disent les anciens. À partir de 6 h, les rues de Nancy s’encombrent de soldats ; des groupes animés se bousculent devant les informations de l’Est-Républicain, et il faut jouer des coudes pour pouvoir grimper dans le dernier Essey – Laxou (2) bondé de camarades que l’heure de l’appel arrache aux effusions familiales.

(1) Arracourt est, comme Mailly-sur-Seille, un des villages-frontière avec l’Allemagne. Le 26 novembre 1912 vers 23h30, le receveur des postes d’Arracourt reçut un télégramme lui demandant de décacheter l’un des plis secrets qui sont conservés dans son bureau de poste. Il commit une erreur et décacheta un ordre de mobilisation générale. Il en informa tous les hommes valides qui coururent rejoindre leurs casernements à Luneville, Toul, Saint-Nicolas ou Nancy. Le matin, le village était désert. Lorsque l’on s’aperçut de la méprise, l’information fit le tour de la France dont la presse rendit alors hommage au patriotisme de ces habitants.

(2) Essey est un bourg à l’est de Nancy, Laxou en est un autre à l’ouest. L’Essey-Laxou devait être un tramway.

Extrait:

 ”Les carnets du sergent fourrier”

http://www.amazon.fr/Les-carnets-du-sergent-fourrier/dp/233630452X

27 / 07 / 2014

16:40

C’était il y a 100 ans… le lundi 27 juillet 1914

gabolem:

Ce jour-là "Les carnets du sergent fourrier" sont vides. Maurice GABOLDE est revenu de sa permission de Plombières-les-Bains. 

Les bruits de bottes se précisent.

Il doit participer à des exercices de mobilisation comme il l’a annoncé la veille…

On peut se procurer le livre sur le mémorial de Verdun:

http://librairie.memorialdeverdun.fr/les-carnets-du-sergent-fourrier-souvenirs-de-la-grande-guerre,fr,4,0155.cfm

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26 / 07 / 2014

10:42

C’était il y a 100 ans… Le dimanche 26 juillet 1914

26 juillet 1914 – dimanche

Dans le wagon qui nous emportait vers les Vosges, Bouyer (1) et moi causions tranquillement des événements diplomatiques dont nous instruisaient les journaux de Paris achetés au départ de Nancy. C’était le 26 juillet 1914, et, tout à la joie d’une courte permission, nous ne pouvions ajouter de sérieuse importance aux noirs commentaires de la rupture austro-serbe. On pensait aux longues permissions, récompenses d’un séjour d’un mois à Mailly (2), dont le régiment rentrait à peine, aux manœuvres de septembre et à la libération de nos anciens qui ferait de nous-même des « hommes de la classe ». À Plombières (3) où je retrouvai des amis c’était, oisive et élégante, la vie normale de ville d’eaux, avec un peu d’empressement autour des dépêches affichées au Casino ou aux banques.

De retour à la caserne, je vois se précipiter les événements qui se manifestent, dans notre vie de « troupier de couverture », par des revues et des exercices rapides de mobilisation.

(1)Paul Léon Baptiste Bouyer (20 février 1891, Le Longeron – 16 juin 1915, Neuville-Saint-Vaast). Dans un ouvrage de Maurice Barrès « Les familles spirituelles de la France (1917) », il est cité au nombre des 25 000 prêtres soldats engagés dans l’armée française au cours du conflit.

(2) Mailly-sur-Seille fut un village-frontière avec l’Allemagne entre 1870 et 1914.

(3) Plombières-les-Bains, surnommée la « Ville aux mille balcons », est une station thermale située près d’Epinal, dans les Vosges, qui fut très à la mode à différentes époques et notamment au xixème siècle, sous Louis-Philippe et Napoléon III.

Extrait : “Les carnets du sergent fourrier”

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=41720

25 / 07 / 2014

10:49

C’était il y a 100 ans…

"Les carnets du sergent fourrier" sont publiés aux éditions de l’Harmattan:

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=41720

Le samedi 25 juillet 1914, Maurice Gabolde effectue son service militaire à Nancy. Il est tout à la joie de la permission qui s’annonce pour le lendemain, dimanche.

Il a prévu de se rendre dans les Vosges avec son ami Paul Bouyer, un jeune prêtre né le 28 février 1891 au Longeron, dans le Maine-et-Loire. Ensemble, ils ont prévu de se rendre à Plombière-les-Bains, la ville aux mille balcons.

C’est demain, dimanche, que débuteront ses souvenirs de la Grande Guerre.

24 / 07 / 2014

11:21

C’était il y a 100 ans…

J’annonce ici une série quasi quotidienne que j’espère poursuivre le plus longtemps possible. 

Elle commencera réellement le 26 juillet 2014, 100 ans jour pour jour après le 26 juillet 1914, instant où débutent “Les carnets du sergent fourrier”.image

Ce sont les extraits d’un livre de mon grand-père, Maurice GABOLDE, publié aux éditions de l’Harmattan sous le titre "Les cahiers du sergent fourrier".

En voici l’avant propos:

Avant-propos

À mon Grand-père

et à son fils, mon Père

« Les carnets du sergent fourrier »(1) ont été écrits par mon grand-père, Maurice Gabolde, sur son lit d’hôpital vers la fin 1915. On y trouve relaté le début de la Grande Guerre, tel qu’il l’a vécu, de juillet 1914, un peu avant que ne commence le conflit, jusqu’en juillet 1915, date à laquelle il a choisi de cesser sa narration. Il faut savoir que sa participation directe aux événements s’était brusquement arrêtée quelque temps auparavant, au fond d’une tranchée.

Cet ouvrage a été réalisé à partir d’un manuscrit que mon grand-père, jeune avocat âgé de 24 ans, rédigea sur des cahiers d’écoliers, alors qu’il se faisait soigner à l’hôpital de Pantin.

Plus tard, Maurice Gabolde entrera dans la magistrature. Après des débuts à la Chancellerie, il deviendra membre d’un parquet de province et poursuivra sa carrière jusqu’au poste de Procureur de la République à Paris, en décembre 1941. Les événements qui s’ensuivirent et qui affectèrent sa vie personnelle le conduisirent en Espagne où il termina sa vie. Là, il prépara un autre ouvrage de souvenirs qu’il transmit à mon père en lui demandant de le faire publier. C’est ainsi qu’un jour je me vis confier par ce dernier la tâche de mettre en forme ce travail afin de le faire éditer. Le résultat fut la réalisation d’un ouvrage intitulé « Écrits d’exil », produit en vue de sa diffusion familiale et également destiné aux historiens de la période couverte par ces écrits, la Seconde Guerre Mondiale.

Dans la petite valise en carton (2) contenant le tapuscrit, se trouvaient également quelques documents relatifs à la vie de mon grand-père et notamment les cahiers d’écolier sur lesquels il avait couché ses souvenirs de la Grande Guerre. J’eus évidemment la curiosité de les parcourir, et leur lecture m’incita à les retranscrire pour les partager avec d’autres membres de la famille. De fil en aiguille, il m’a semblé que ce témoignage d’un sous-officier au contact simultané des hommes de troupe et des officiers pourrait intéresser un public plus large. C’est ainsi que prirent forme « Les carnets du sergent fourrier ».

Presqu’un siècle s’est écoulé depuis la rédaction de ces souvenirs. Comme nombre d’autres témoignages similaires, ils fournissent un éclairage particulier et parfois très personnel sur les opérations militaires et sur la vie, les joies et, plus souvent, les souffrances, voire la mort des soldats du rang ou de leurs officiers. À ce titre, ils contribuent à donner de l’épaisseur à des événements qui n’en manquent déjà pas.

Un point important à signaler : mon père m’a toujours dit que, dans sa propre enfance, dans les années 30, son père ne lui avait pour ainsi dire jamais parlé de sa participation à la Grande Guerre, comme si ces souvenirs étaient pour lui trop pénibles, presque indicibles. À la lecture de ce témoignage écrit, on peut comprendre qu’un survivant ait eu quelque difficulté à ré-évoquer – et, de ce fait, re-vivre – tous ces événements qui virent partir de si nombreux compagnons et amis.

Je suis resté le plus proche possible du texte original, conservant certaines tournures désuètes de la fin du XIXème siècle, période au cours de laquelle Maurice Gabolde a appris à parler, lire et écrire. Je n’ai procédé qu’à quelques rares corrections orthographiques ou, plus rarement encore, syntaxiques. Je me suis également permis d’ajouter, sous forme de notes situées en bas de page ou d’illustrations, des informations sur les noms de personnes, les termes spécifiques et les lieux cités, chaque fois que cela m’en a paru utile pour resituer dans leur contexte les événements relatés. J’ai utilisé pour ce faire le résultat de recherches effectuées sur Internet en essayant de recouper, chaque fois que possible, des sources d’origines différentes.

Emmanuel GABOLDE

[1] Un sergent fourrier était un sous-officier chargé, au sein de son unité, de l’intendance, de la comptabilité et parfois également de questions logistiques.

[1] Il s’agit de la valise en carton contenant les quelques souvenirs personnels que l’auteur emporta avec lui en exil et que mon père récupéra, après le décès de mon grand-père à Barcelone, en 1972. Comment les cahiers d’écolier se retrouvèrent dans cette valise ? Mon père ne s’en souvient pas. C’est vraisemblablement lui qui les retrouva un jour dans un grenier et les fit parvenir à son père dans les années 50-60.

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22 / 05 / 2014

13:29
12 / 01 / 2014

17:57

Facebook m’empêche de charger cette vidéo réalisée par moi-même en utilisant la bande sonore de l’oeuvre de Jonas Ntab , auteur-compositeur-interprête, qui m’a autorisé à promouvoir son “Hommage à Jean”.

25 / 11 / 2013

12:20
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Jonas Ntab

12:14

Un hommage à l’écrivain Jean Mikilan (Le Conseil des esprit, le destin de N’Damal), par un jeune psychologue, auteur compositeur interprète à la recherche d’une structure pouvant l’aider à produire un disque.

Egalement en recherche de stage dans le secteur social de l’aide aux handicapés.

17 / 11 / 2013

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